VMWare acquiert SpringSource

SS.pngL'annonce fait l'effet d'une petite bombe dans le milieu du développement Java : le célèbre fournisseur de solutions de virtualisation VMWare serait en pourparlers pour le rachat de SpringSource, le non moins célèbre éditeur à l'origine du framework Spring (entre autres). L'opération, qui se monterait à près de 420 M$ au total, aurait d'ores et déjà reçu une approbation de principe des actionnaires de SpringSource.

Les deux sociétés étaient déjà partenaires, et les produits VMWare étaient déjà très largement supportés par le SpringSource Tools Suite (STS), l'environnement de développement maison basé sur Eclipse. Cette relation privilégiée avait de plus été fortement mise en avant par Adrian Colyer lors de la conférence SpringOne qui s'est tenue fin avril.

En mettant la main sur SpringSource, VMWare fait également main basse sur différentes technologies et compétences développées ou précédemment rachetées par SpringSource, et peut donc proposer une offre "all-inclusive" comprenant la plateforme matérielle (virtualisée), les outils de développement (STS, Spring framework), les middlewares (Spring Intégration, Spring Batch...), les serveurs d'application (Tomcat, tcServer, dmServer...) et une des meilleures solution de monitoring du marché (Hyperic).
Je pense que nous entendrons très bientôt parler de composition de plateforme à la demande (grâce à la "long-needle injection" ), et de cloud-computing virtualisé mettant en oeuvre les technologies de ces deux sociétés.

Reste maintenant à savoir l'influence qu'aura VMWare sur le portfolio et la politique de licence de SpringSource - le malaise du récent rachat de Sun par Oracle n'est en effet toujours pas dissipé, et l'image de chevalier blanc de SpringSource avait déjà été écornée par le mini-scandale des licences début 2009.
Aujourd'hui, Rod Johnson tient à rassurer la communauté Spring, et met en avant les formidables possibilités qui s'offriront prochainement aux développeurs et aux entreprises : 2010 sera "cloud" ou ne sera pas.

Google Wave, le futur de la collaboration en ligne ?

wavelogo.pngLes communication électroniques interpersonnelles sont aujourd'hui omniprésentes, mais fragmentées entre email, IRC, forums, messageries instantanées, Twitter, réseaux sociaux... Chaque système possède ses propres avantages et inconvénients (instantanéité, participants multiples, historisation et recherche, gestion de contenus multimédia...), et possède bien sûr son propre répertoire de contacts.

Google Wave, présenté lors de la conférence Google I/O, vise à consolider tout cela.
Ses concepteurs, déjà à l'origine de Google Maps, le définissent comme "ce à quoi aurait ressemblé l'email si on l'avait inventé aujourd'hui".
En pratique, cela ressemble davantage à un système de forum auquel on aurait adjoint des capacités temps réel : chaque nouvelle conversation démarre une "wave" que peuvent rejoindre plusieurs participants ; au fur et à mesure des réponses, la wave prend la forme d'un arbre de réponses, dont l'accès à certaines branches peut être restreint. Le tout fonctionne en véritable temps réel.

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Free lance le plus grand réseau Wifi au monde

Bonne nouvelle pour les Freenautes !
Ce soir, chacune des 3 millions de Freebox devient un point d'accès Wifi, constituant ainsi un maillage ultradense dans les principales villes françaises auquel les abonnés pourront librement accéder.

La question de la sécurité est évidemment prégnante : un malicieux piratin pourrait-il utiliser une connexion à l'insu de son propriétaire ?
En théorie non, car l'accès au réseau demandera une authentification, et l'internaute itinérant se verra attribuer une IP distincte de celle du propriétaire de la Freebox.

Je serais curieux de connaître l'effet que cette offre aura sur les offres 3G des opérateurs téléphoniques. Un esprit retors pourrait la considérer comme la réponse du berger à la bergère, eu égard au refus des opérateurs mobiles historiques de laisser Free intégrer ce marché bien juteux (parce que bien verrouillé).

En attendant, pour les Freenautes, un petit reboot du modem s'impose pour en mettre à jour le firmware ; ensuite, il suffit de suivre les instructions pour obtenir un identifiant de connexion au réseau. Bon surf !

Sortie de Google Chrome 2.0

Google vient de publier la seconde version de Chrome, son navigateur maison.

Cette nouvelle révision majeure est justifié par une augmentation significative des performances (grâce à l'intégration des toutes dernières versions de WebKit et de V8, leur interpréteur Javascript), la correction de nombreux bugs, et l'apparition de nouvelles fonctionnalités comme un véritable mode plein écran (touche F11) et la possibilité de gérer les pages proposées lorsqu'on ouvre un nouvel onglet.

L'ergonomie de cette dernière fonctionnalité est d'ailleurs surprenante : un clic sur la fonction "suppression" en bas de la page fait apparaître de gros boutons de suppression sur les miniatures des sites. On s'attendrait plutôt à retrouver ce genre d'interface sur des appareils à écran tactile ; doit-on y voir l'annonce d'une version mobile de chrome, ou est-ce un simple caprice des designers ?

En tout cas, quelles que soient ses performances, ce navigateur n'a à mon avis aucune chance de s'imposer de manière significative tant qu'il ne proposera pas de système de plugins - ni, en ce qui me concerne, de version Linux.

Améliorer l'ergonomie du Bureau de Windows

En son temps, Windows 95 avait révolutionné l'ergonomie des ordinateurs personnels. Il introduisait de nombreux concepts novateurs (1) comme le principe du Bureau, le menu contextuel, les noms de fichiers longs...
Cela peut vous sembler bien banal maintenant, mais rappelez-vous qu'à l'époque, le summum de l'Expérience Utilisateur chez Microsoft se nommait BOB. Vous voyez à quoi on a échappé !

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Après IBM, Oracle pourrait acheter Sun Microsystems

Après la tentative d'IBM, c'est au tour d'Oracle de se déclarer intéressé par Sun Microsystems.
Il faut dire que le gâteau est apétissant : la société est propriétaire de nombreux produits intéressants, software (Java, MySQL et Solaris) comme harware (stations et serveurs SPARC, serveurs en lames, systèmes de sauvegarde...).

L'opération est encore sujette à l'acceptation des actionnaires de Sun et des autorités de régulation de la concurrence américaines. Concernant ce dernier point, Oracle aura sûrement moins de mal qu'IBM à se faire accepter, étant tout de même moins en position de domination du marché que Big Blue.

Si le mariage est malgré tout consommé, la famille recomposée Oracle-Sun va devoir faire du tri parmi ses enfants : JDeveloper vs NetBeans, JRockit vs Hotspot, Weblogic vs Glassfish, et bien sûr MySQL vs... Oracle lui-même. Fort heureusement, tous ces produits ne sont pas forcément en concurrence directe, même si des zones de recouvrement existent. Par contre, la communauté Java demeure circonspecte, car Oracle n'a pas forcément un historique glorieux en la matière (Workshop, ADF...).
Wait & See, donc.

En attendant de plus amples nouvelles, vous pouvez parcourir la blogosphère et prendre connaissance des avis et conjectures des uns et des autres :

Google App Engine supporte Java !

Le Net est en ébullition ce matin, et la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre : Google App Engine (GAE), la solution de cloud computing de Google, supporte désormais Java en plus de Python.

Les offres d'hébergement Java sérieuses se faisaient désirer depuis des années, extrêmement rares et bien plus chères que celles pour PHP ; l'annonce de Google sonne donc comme une véritable révolution, avec une infrastructure éprouvée et des prix compétitifs (gratuit jusqu'à 1Go de trafic par jour et 6h30 de consommation CPU).

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Sun racheté par IBM ?

Il semblerait qu'IBM envisage de racheter Sun Microsystems. Les pourparlers préliminaires sont en cours, et l'on annonce déjà un montant de presque 7 milliards de dollars, soit plus du double de sa valorisation boursière actuelle.

Si elle se réalise, cette opération donnerait à IBM un sérieux avantage stratégique sur ses concurrents directs Oracle et RedHat. De fait, IBM deviendrait propriétaire de MySQL (racheté par Sun l'année dernière), de Solaris, et surtout de... Java.

Je me demande s'il faut s'en réjouir ou s'en soucier.
Les produits IBM ayant des temps de développement et des cycles de vie très longs, je crains que l'évolution du langage Java ne soit fortement freinée, ou du moins pilotée par le marketing plutôt que par l'excellence technique. Même s'il était déjà fortement influencé techniquement par le géant bleu, Java avait réussi à en rester relativement indépendant sur le plan politique.

La consolidation du marché s'accélère à un rythme effréné. D'ici quelques années, je vois bien IBM (ou Sun, s'il n'est pas gobé par BigBlue) racheter Adobe pour étoffer son pôle "ergonomie/productivité" et absorber RedHat notamment pour sa division JBoss+Hibernate.
Dans ce grand western, il ne resterait plus qu'IBM et Microsoft dans la grand-rue, le regard d'acier et le brevet chargé à la hanche, prêts à en découdre pour assurer leur domination sur le marché de l'informatique d'entreprise.

Mais je me fais sans doute des idées. Wait & see comme on dit...

Rétrospective des supports de stockage

Maximum PC publie une rétrospective des supports de stockage à travers l'histoire de l'informatique.

On pourra ainsi redécouvrir :

  • la carte perforée, inventée en 1725 par Basile Bouchon pour programmer les métiers à tisser : 960 bits, 960 occasions de se planter.
  • la bande magnétique qui, si l'on en croit la pub, permet un gain de place de 90% par rapport aux cartes perforées (incroyable !)
  • la bonne vieille cassette audio, qui pouvait contenir jusqu'à 700Ko par face (ou 90mn de disco, au choix)
  • les disquettes souples de 8" et 5.25", remplacées par les disquettes de 3.5" vers 1982 (dont on pouvait doubler la capacité en perçant un trou judicieusement placé, rappelez-vous)
  • les disques compacts (CD) (dont la rumeur veut qu'ils durent 74 minutes pour pouvoir diffuser l'intégralité de la 9° symphonie de Beethoven sans interruption), puis les DVD à partir de 1995
  • plus près de nous encore, l'ère des cartes flash et des micro disques durs
  • et enfin, le vainqueur actuel, du haut de ses 25 Go : le disque BluRay.

Si j'en crois la calculatrice, un disque BluRay contient l'équivalent de plus de 26 millions de cartes perforées.
Distribuer les films sur cartes perforées, l'ultime moyen de stopper le piratage ? (et de redonner du travail aux projectionnistes de cinéma)

Spring 3.0 M2 disponible

Jürgen Höller vient d'annoncer la disponibilité de Spring 3.0 M2 !

Pour faire court :

  • La réécriture du framework pour tirer parti de la JLS 3 se poursuit : génériques, varargs, etc.,
  • Le module de mapping Objet/XML a été déplacé de Spring Webservices vers Spring Core, car il s'agit d'une problématique transverse, applicable à plusieurs modules comme Spring MVC (qui s'enrichit au passage d'une MarshallingView) et Spring Remoting (JMS).
  • Spring Scheduling est en cours de réécriture pour prendre en charge les API java.util.concurrent. L'effort se poursuivra sur la M3 avec l'ajout d'un namespace dédié.
  • Spring MVC gère désormais les Portlets 2.0 (JSR 286)
  • Spring ORM commence à intégrer JPA 2.0
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