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OpenSource Exchange : compte-rendu sur eXo Platform

Exo Platform

Présentation réalisée par Tugdual Grall, VP of Business and Product Strategy at eXo Platform SAS.

Présentation

Après s'être présenté, Tugdual a expliqué, pour l'anecdote, l'origine du nom "exo". Il s'agissait en fait du projet de fin d'études de Benjamen Mestrallet, alors élèe à l'ENSEIRB. En manque d'inspiration au moment de créer son projet dans l'environnement de développement, il a simplement indiqué "exo"... Quant à la société, elle fut montée en octobre 2003 pour répondre aux exigences de support du Département de la Défense américain (DoD), qui avait adopté cette technologie.

Exo est présenté comme une plateforme de travail collaboratif.
Son but est d'intégrer sur un écran unique, un ensemble d'applications intra- ou extranet, de manière à unifier leur présentation et faciliter leur utilisation. La plateforme fournit à cet effet des services d'authentification unifiée ("single sing-on"), des outils de collaboration, le support de l'internationalisation, la gestion des droits d'accès aux applications (profiling), et la personnalisation des écrans (mise en page, thèmes graphiques...).

Elle est déclinée en une version "community" sous licence GPL3, et une version "enterprise" sous licence commerciale, permettant d'obtenir des binaires certifiés et du support.

Un coup d'oeil sous le capot

exo platform.png La platerforme est aujourd'hui architecturée sous la forme d'un ensemble de services de haut niveau (content management, bureau virtuel...) , basés sur des couches techniques robustes :

  • JCR pour le stockage des données et des préférences
  • Un conteneur de portlets 2.0 (JSR 168 / JSR 286)
  • Des API REST pour interagir avec le coeur du système

En plus des portlets agrégeant les applications métier, Exo peut intégrer des widgets compatibles OpenSocial. Applications et widgets sont gérés de manière uniforme, enregistrés dans le repository et soumis à des droits d'accès.
Le repository étant basé sur JCR, il est possible de s'y connecter comme à un simple disque réseau et d'accéder aux documents qu'il contient, en lecture comme en écriture. Cela garantit l'absence de dépendance vis-à-vis du produit, et permet même de développer ou d'éditer ses propres widgets offline.

Démonstration

Tugdual nous a ensuite présenté, en exclusivité européenne, une version beta d'Exo Social.

Après s'être authentifié sur la plateforme, il a créé plusieurs pages à l'aide d'un assistant permettant de sélectionner le nom de la page, le type de présentation (portail, webOS, dashboard) et la mise en page (nombre de colonnes, positionnement). Les pages étaient ensuite enrichies à l'aide de widgets récupérés sur internet (chez LabPixies par exemple).

  • La première page était de type "dashboard", autorisant la personnalisation de l'interface par drag'n'drop (comme Google Portal).
  • La seconde était en mode WebOS, imitant un bureau virtuel très similaire à MacOS, où chaque portlet dispose de sa propre fenêtre déplaçable et redimensionnable.

Roadmap

La priorité est actuellement à la finalisation d'Exo Social. La version 1.0 est prévue pour janvier 2009.
Les prochaines versions de la plateforme devraient ensuite se focaliser sur :

  • Le versionnement des données, grâce à JCR
  • Le déploiement et l'édition de services REST depuis la plateforme elle-même
  • L'intégration des services de réseaux sociaux comme LinkedIn, Viadeo, Facebook...

Beaucoup de travail en perspective !

Conclusion

Le produit m'a fait bonne impression du point de vue technique : il semble stable et bien conçu, même si son utilisation paraît complexe pour l'utilisateur lambda - peut-être trop d'options de personnalisation, de menus, d'outils...

Par contre, je peine toujours à voir l'intérêt des plateformes de type portail, et particulièrement des "Web OS" pourtant présentés comme la panacée du collaborateur mobile. Les portlets "mail" et "agenda" peuvent paraître pratiques, mais n'est-il pas plus simple et performant de disposer d'ordinateurs portables configurés avec les outils bureautiques standard, connus des administrateurs systèmes ? A quoi bon réinventer encore une fois la roue online, d'autant que le développement de portlets est complexe et impose des limitations techniques ?
Les fonctionnalités d'authentification et d'autorisation centralisées sont certes pratiques, mais elles sont réalisables par d'autres moyens moins intrusifs qui permettent, eux, de réutiliser les applications d'entreprise (non-portlets) existantes.


Commentaires

1. Le mardi 18 novembre 2008, 17:17 par my2cents

Merci pour cette conclusion éclairée. Ceci me rappelle une des vérités fondamentales du développement logiciel: "For every 10-percent increase in problem complexity, there is a 100-percent increase in the software solution's complexity." (Robert L. Glass)

2. Le mercredi 11 février 2009, 04:57 par simplman

merci :)

3. Le lundi 10 août 2009, 22:29 par mouislouis

merci pour ce topic, mais faut que les mentalites change!

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