L'informatique, ou l'art de l'opération au couteau à beurre

Vous êtes à l'hôpital, et vous êtes sur le point de vous faire opérer. Une infirmière a roulé votre lit depuis votre chambre jusqu'à la salle d'opération, traversant un labyrinthe de coulours froids aux murs décrépits dans un grincement de roues lancinant. Puis elle s'est retirée, vous laissant seul.

On vous a informé que l'opération était potentiellement risquée, mais vous avez opté pour le forfait économique car votre budget est serré cette année. Dans cet hôpital anonyme, comme il en existe tant, c'est donc un chirurgien débutant qui s'occupera de vous, éventuellement secondé d'un interne en formation. Son parcours est sans doute un peu atypique - il a fait des études de sociologie et non de médecine -, mais il présente bien et affirme avoir déjà participé à une opération mineure qui n'a pas eu trop d'effets secondaires. Il fera parfaitement l'affaire. Au pire, votre budget de l'année prochaine vous permettra d'acheter de quoi réparer les éventuelles séquelles.

Seul dans la pièce, vous observez autour de vous. La salle date un peu : il manque une ampoule au plafonnier articulé, de l'humidité suinte un peu aux coins du plafond, et vous apprécieriez quelques degrés supplémentaires. Cela ne vous rassure pas, mais il n'y a rien d'alarmant non plus. Vous essayez de ne plus y penser, en attendant le chirurgien.

Un bruit de porte battante : le voilà enfin.
Il fait un pas en direction du lavabo où trônent différents bactéricides, mais consulte l'imposante horloge murale et se ravise - pas le temps, son planning est trop serré. Après avoir jeté un oeil à votre fiche d'opération - il la découvre à l'instant, n'ayant pas été invité aux entretiens préparatoires -, il positionne le masque d'anesthésie sur votre visage et ouvre les valves de la bouteille de sevoflurane. Vos paupières semblent lourdes, vos pensées s'embrument, vous commencez à vous endormir...
Votre dernière vision est celle du chirurgien brandissant de manière incertaine au-dessus de votre abdomen... un couteau à beurre ébréché.

Toute ressemblance...

Conférence sur la méthodologie "lean" le 21 janvier

Le mercredi 21 janvier, de 19h00 à 21h00, Zenika organise une présentation de la méthodologie de gestion d'entreprise "lean" animée par Pascal Van Cauwenberghe.

L'école de gestion d'entreprise dite lean (littéralement : « maigre », « sans gras », « dégraissé ») s'intéresse à la performance (productivité, qualité). Les tenants du lean recherchent la performance par l'amélioration continue et l'élimination des gaspillages. L'école de gestion lean trouve ses sources au Japon dans le Toyota Production System (TPS). (Wikipedia)

Cette conférence sera l'occasion de découvrir cette méthodologie, de comprendre comment elle peut s'appliquer au secteur du développement informatique, et de bien cerner son positionnement par rapport aux méthodes Scrum et XP.

Les inscriptions sont ouvertes et les places limitées !

L'art de la réunion courte et efficace

Chaise inconfortable Dans un billet récent, Scott Berkun donne 5 astuces pour garder les réunions sous contrôle, quantitativement et qualitativement.
Je vous les résume ici :

  1. Se réunir dans une pièce fraîche, pour éviter l'assoupissement (spécialement après manger).
  2. Supprimer les chaises : les gens debout sont nettement moins distraits. La méthodologie agile Scrum emploie cette technique.
  3. Une alternative consiste à disposer de chaises subtilement inconfortables. Très fourbe, mais ça a l'air marrant.
  4. La réunion doit être animée par un homme (ou femme) à poigne, qui saura la remettre sur les rails au moindre écart.
  5. Distinguer les réunions utiles (de travail) des réunions inutiles (rapports, annonces, présentations...), et n'y convoquer que les personnes réellement intéressées.
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Trois points de vue sur les consultants

Voici les points de vue de trois personnalités IT influentes sur le métier de consultant :

Sans surprise, la conclusion est que la majorité des "consultants" ne sont pas à l'écoute de leurs clients... et la majorité des clients ne savent pas ce qu'ils veulent. Toute ressemblance...

Sécurité informatique : Google mise sur la formation et la transparence

Toute entreprise disposant d'un système d'information informatisé craint par-dessus tout que celui-ci ne soit attaqué et corrompu. Si les motifs (intelligence économique, malveillance ou simple bêtise) et les acteurs (pirate externe ou employé interne) des attaques informatiques peuvent varier, les conséquences en sont en revanche souvent dramatiques.

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Faut-il laisser les développeurs sélectionner leurs outils ?

En entreprise, les développeurs ont rarement le choix de leurs outils de travail.
Il semblerait pourtant naturel de laisser les gens du métier sélectionner les outils dont ils ont besoin pour être efficaces : vous n'iriez pas conseiller votre boulanger sur le choix de son four à pain ?

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IT : le vilain canard au sein des entreprises ?

Ce lundi, le Wall Street Journal se fait l'écho du sentiment d'incompréhension qui règne le plus souvent entre le département informatique et le reste de l'entreprise.

Le rôle exact du département IT est généralement méconnu ; tout au plus est-il considéré comme l'obscure entité chargée de donner corps aux décisions des businessmen. Un mal nécessaire en somme, mais qui présente trois inconvénients majeurs :

  • Coûter cher, sans preuve immédiate de son ROI (retour sur investissement) ;
  • Etre chronophage, et donc allongeant le fameux Time To Market ;
  • Jouer les touble-fêtes au sein de l'entreprise, en exposant au grand jour les questions délicates que personne, pour des raisons politiques internes, ne veut évoquer. Car si le management peut se contenter d'estimations, de tendances et de sondages, l'informatique est au contraire une discipline intransigeante faite de règles claires et d'algorithmes précis.

Les deux mondes du business et de l'IT sont-ils réconciliables ?

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